DANIEL MENDOZA

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Daniel "Mendoza le juif" (1764-1836)

L'Inventeur de la boxe moderne

 

  

 "Mendoza le juif" comme il se proclamait lui-même, est comme on l’a appelé, le "père de la boxe scientifique".  Alors que jusque-là les boxeurs se battaient face à face, sans bouger, il inventa, en sautant tout le temps et en esquivant les coups – tactique que d’aucuns ne manquèrent pas de qualifier de couarde -, une façon de boxer révolutionnaire. Sa garde remarquable complétait ce nouveau concept de défense, devenu la base de l’"Ecole Mendoza". A une époque où les boxeurs avaient une capacité d’expression limitée, il exposa cet art fondé sur la technique et la tactique dans un ouvrage intitulé, The Art of Boxing  (1789).

A son époque Mendoza eut un tel succès que des chansons furent même composées sur lui.

Ses victoires successives contre notamment "Nelson le Porteur de charbon" ou "Martin le Boucher de Bath", l’ont mené jusqu’au titre de champion d’Angleterre poids lourds qu’il remporta dans un combat qui l’opposa au champion de monde Bill Warr en 1794. Il devenait ainsi le seizième tenant du titre et le premier juif champion d'Angleterre.

Protégé du prince de Galles, futur George IV, il fut même reçu à Windsor, où il devisa, lui le boxeur de Whitechappel avec Georges III, fait sans précédent pour un juif anglais à l’époque.

Né en juillet 1764, dans une famille pauvre de l’East End, Daniel Mendoza issu d’une lignée juive d’origine marrane, avait cependant eu parmi ses ancêtres un médecin à la cour d’Espagne et un compagnon de Christophe Colomb lors de sa découverte de l’Amérique. Dès sa Bar Mitzvah , il fut placé par son père chez un vitrier, celui-ci n’ayant pas les moyens de lui faire poursuivre des études. Renvoyé à la suite d’une bagarre avec le fils du patron, il entra chez un importateur de thé qui, ne voulant pas d’un boxeur, le renvoya également.

Soucieux de continuer à gagner sa vie malgré sa carrière débutante de boxeur, il devint ensuite marchand de tabac. Puis voulant avoir un commerce à son compte il ouvrit, avec son cousin Aaron, une boutique de confiserie qui fut vite un échec.

 Peu doué pour les affaires, il se vit contraint de gagner sa vie par ses seuls poings. Ce qui ne l’empêcha pas d’ouvrir une académie de boxe dans laquelle il enseigna la boxe à l’aristocratie. Néanmoins, souvent endetté, il fit plusieurs séjours en prison, malgré sa célébrité. A 41 ans, il décida finalement de se retirer, conscient d’avoir en charge une femme et onze enfants. Continuant à donner des cours de boxe et à exercer différents métiers tels que  sergent recruteur ou restaurateur il eut aussi le temps d’écrire son autobiographie, Memoirs of the life of Daniel Mendoza publiée en 1816. Il décéda en 1836 et devint un modèle pour de nombreux autres champions juifs.

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