SOULEYMANE DIALLO

Souleymane diallo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les années Diallo

Marcel Moelo et Jean Jouan animèrent aussi les réunions nazairiennes, mais c'est Souleymane Diallo qui allait devenir le Champion des années 60.

Né en 1937, il arriva dans la cité maritime en 1962 pour redonner tout son lustre à la boxe locale après les années Colin.
Colin était un puncheur, Diallo était plutôt un styliste frappeur, ce qui allait bien plaire au public.
Il fut champion de France des moyens en 1963 en battant Hyppolite Annex par KO au 4e round.

Devant son public enthousiaste, il avait tenu sa promesse dans la ville qui l'avait adopté.
Le Miroir des Sports du 17 Juin 1963 relate :
« Sur le plan physique, Souleymane Diallo est un boxeur de qualité, mais pour devenir une grande vedette internationale, il doit s'installer dans une capitale comme Paris, Londres ou New York.
Or, Diallo vit à Saint-Nazaire, dans une ambiance exceptionnelle où il est gâté, choyé et la presse locale et son public veut le garder dans son port d'attache. »

Il disputera un Championnat d'Europe le 23 Novembre 1964 à Paris contre l'Italien Visintin qui l'emportera par KO au 14e round.

Souleymane Diallo et Pedro Sevilla se souviennent

Pedro Sevilla

Nous sommes allés rencontrer Souleymane Diallo chez lui où il nous a reçus avec sa gentillesse habituelle.
« J'avais fait de la boxe à Dakar, mais c'est quand je suis arrivé à Toulon, (car j'étais marin sur le Jean Bart), à l'âge de 20 ans que j'ai vraiment commencé à boxer ». Se souvient Souleymane.

Puis ce fut le championnat de France amateur, l'équipe de France, les JO de Rome en 1960 où il côtoya Cassius Clay au village olympique.
Messieurs Fogiel et Codal qui voulaient un successeur à Charles Colin firent appel à lui et il devint le grand champion de la ville de Saint Nazaire.
Aujourd'hui, il continue à s'entretenir physiquement, et garde bon pied bon œil dans sa maison de Kerlédé avec son épouse qu'il a connue ici.

Son fils Philippe est président de l'UCPF, le syndicat des présidents de club professionnels, une grande fierté pour lui.
Mais Souleymane a su garder une profonde modestie, une grande sagesse aussi, et il fallait le voir rire de bon cœur avec son ami Robert Lafon en se remémorant les souvenirs de ces formidables années 60.

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