JACQUES HAIRABEDIAN

Jacques hairabedian

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JACQUES HAIRABEDIAN

La carrière de celui que l’on appelle le « Georges Carpentier » arménien, Jacques Hairabédian, a commencé en 1946. Jacques est alors l’espoir de la boxe française pour les poids moyens (73 kg), catégorie amateur. Cette année-là il gagne ses premiers titres : le championnat du « Critérium des Aiglons » de la « Coupe de l’Europe » et devient champion de l’Ile-de-France, puis champion de France militaire.

En 1947, Jacques est le seul Français à participer aux championnats interalliés qui se déroulent à Berlin. A la surprise générale, il remporte la victoire en battant les vedettes de l’époque. En moins de 3 ans, il remporte 9 victoires internationales dans la catégorie amateur et passe en catégorie professionnelle. Nous sommes alors en 1949. Mais comme Jacques a pris de l’âge et du poids, il va donc représenter les espoirs des « mi-lourds ».

Après deux ans d’entraînement intensif, il devient champion de France de cette catégorie. En 1953, à Rome, il s’adjuge le titre de champion d’Europe. On lui propose alors une tournée en Amérique du Sud. A Rio de Janeiro, Buenos Aires et Montevideo, on annonce la venue du boxeur. Mais Jacques ne pourra effectuer ce voyage, ayant été atteint d’une fracture du scaphoïde gauche. Il ne peut plus se battre, et pourtant, d’après tous les pronostics, il aurait pu battre tous ses adversaires très facilement. En 1954, on prévoir, après sa guérison, de l’opposer au champion du monde de l’époque, Archie Moore, mais le sort s’acharne contre le champion d’Europe de l’époque et un nouvel accident l’éloigne à jamais du ring. Jacques Hairabédian termine sa carrière sur un bilan très honorable : 160 combats, 6 défaites aux points,- 2 défaites à cause de blessures et 4 matches nuls.L’ancien champion est aujourd’hui un homme d’affaires. Il représente une société française de transport de fret, la « Mélissard Frères, Savariez et Cie » qui se propose d’établir des accords avec le Liban. C’est au « Bistrot Français » de la rue Hamra que nous l’avons rencontré. Il était aphone ce jour-là et c’est lui-même qui a rédigé les réponses aux questions que nous lui avons posées, tout en buvant, pour apaiser son palais, un mélange d’arak et de miel.

 

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