EDMOND RETAIL

LOGO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trois questions à...

 

Guy Belliot.

 

Quand avez-vous connu Edmond Retail ?

Dans les années 50, son combat qui m'a le plus marqué c'est sa demi-finale des championnats de France en 1953 à la Chambre de commerce. Il boxait contre Tamani, originaire d'Alger. Edmond avait gagné les trois rounds et Tamani a été déclaré vainqueur. La décision avait injuste. Suite à cette décision, l'arbitre a été bloqué sur le ring entouré par le public. Après avoir été bloqué ainsi quelques heures, il a pu rejoindre son hôtel. Quelques jours plus tard, la fédération a annoncé le forfait de Tamani et Edmond Retail a été repêché. La finale avait lieu à Rennes face à Delmart, un frappeur. Edmond a remporté le titre en remportant la coupe du meilleur styliste.

Où s'entraînaient les boxeurs nazairiens à cette époque ?

C'était dans la salle, rue du Commandant-Gâté. Edmond était entraîné par Yvon Quéffeléan et Raymond Gueguan. « Queffé » disait souvent qu'Edmond avait été son meilleur élève de toutes les générations de boxeurs qu'il a entraîné. À cette période, il y avait beaucoup de boxeurs à Saint-Nazaire. La locomotive c'était Charles Colin qui a été champion de France de 1953 à 1959. Puis il y a eu Souleymane Diallo dans les années 60.

Quels souvenirs gardez-vous de cette époque et notamment d'Edmond Retail ?

Je pense qu'Edmond Retail a donné une bonne image de la boxe aussi bien au niveau sportif qu'au niveau humain. Tous les anciens se souviennent de lui avec respect. Pendant ces années-là, la boxe était le sport le plus populaire à Saint-Nazaire. Les grands galas se déroulaient à la Chambre de commerce, boulevard Leferm et, à chaque fois, il y avait beaucoup de public

5 votes. Moyenne 4.60 sur 5.