PARCOUR DE DENIS FARIAS

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DENIS FARIAS (DROITE)

 

Denis Farias, le noble art dans la peau
 

Lorsqu'il montera sur le ring de Levallois, ce soir pour le 2e challenge Marcel-Cerdan face au Rouennais Duval, Denis Farias aura mis un soin tout particulier à son apparence. Un nouveau short blanc et or dessiné par son ami Yacine et confectionné par Françoise, une collègue de travail; une coupe de cheveux tendance; son collier fétiche… « Le look est important et je dois donner une belle image, explique-t-il.

J'aime être l'attraction. Mais il faut d'abord que ma boxe plaise au public. » Car sous son habit de gala, le gamin de Pierrefitte (23 ans) a d'abord la boxe dans la peau. A 2 ans, il jouait déjà les sparring-partners pour son papa, Amado, bon boxeur amateur portugais sélectionné olympique en 1980, mais dont la fédération n'a pas souhaité prendre en charge le séjour à Moscou. « Mes premières insomnies ont été pour la boxe, raconte Denis Farias. Je mettais mon réveil et faisait lever mon père pour les combats américains. » A 10 ans, il ne rate déjà aucun des entraînements d'Albert Mauriac à Saint-Denis. « Ça été mon club pendant douze ans, je l'ai toujours dans le cœur, admet le champion de France et quart de finaliste européen (2004) chez les juniors.

J'y ai croisé des gens formidables comme Kamel Amrane ou Max Larine. » Mais il estime également y avoir perdu deux ans après une carrière amateur bien remplie (39 V, 11 D). « J'avais besoin d'évoluer, avoue le super-léger, employé à mi-temps pour une enseigne de sport. Alors, j'ai appelé Cyril Seror, qui avait un projet à Levallois. Heureusement qu'il m'a accepté. » « Denis est un garçon bosseur et sérieux, explique l'actuel directeur technique du LSC.

C'est le type de boxeur que nous voulons promouvoir. » Sa générosité entre les cordes plaît aussi. « Tant qu'on me donnera la possibilité de progresser, je ne me fixe pas de limites », lâche Denis, dont le bilan pro est de 4 victoires, 1 nul et 2 défaites depuis ses débuts en décembre 2007. Son frère jumeau, Nelson, l'a rejoint au LSC et poursuit, lui, son parcours amateur. Car les deux sont évidemment inséparables comme le rappellent leurs tatouages sur les biceps, dont le message en portugais — « Jumeaux on est, même sang on a, liés pour toujours on sera »  — va bien au-delà du simple détail d'apparat.

 

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