HUBERT ROULIER

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L’ancien boxeur Hubert Roulier vit sa passion au quotidien. Il reste nostalgique de l’époque où il tirait en amateur… Un livre compile ses souvenirs.

Avec les années qui passent, les souvenirs peuvent s'en aller. Les écrits, eux, restent à jamais. C'est pour cela que le Forésien Hubert Roulier, aujourd'hui âgé de 82 ans, a compilé l'ensemble de ses coupures de journaux, photos et autres histoires dans un livre personnel.

Pour ne pas oublier, mais aussi pour faire profiter sa famille de son passé chargé de boxeur amateur (poids plume, 55 kg). Une discipline sur laquelle il ne tarit pas de paroles dans ce sport où il a effectué plus de 80 combats. C'était à la fin des années… 1940 !

A deux doigts de devenir professionnel

« C'est vrai que j'en ai vu de toutes les couleurs avec mon frère Jean qui en faisait aussi, précise-t-il. J'ai beaucoup gagné par KO. J'étais souple et les gars tapaient dans le vide. Aujourd'hui, il n'y a pas beaucoup de jeunes qui veulent faire de la boxe car il faut se priver et faire des sacrifices pour y arriver. »
A deux doigts de passer professionnel sous la houlette de Demitrios, le champion d'Europe grec de l'époque devenu son entraîneur, Hubert Roulier a également confronté son talent avec l'armée américaine à Antibes (Alpes-Maritimes) pendant plusieurs mois. « J'ai boxé un peu partout et il y avait de très nombreux galas à cette époque, ajoute-t-il. Demitrios était un gars avec une classe extraordinaire qui m'en a fait voir, mais qui m'a mis en place. »

Passion inaltérable

Une philosophie de l'apprentissage par l'effort qui est une marque de fabrique pour les boxeurs qui ont toujours une foule d'anecdotes. La victoire face à Jean Tringat, l'homme aux plus 300 combats, ou encore le duel face à René Barrière, le quadruple champion de France (avec une arcade ouverte au premier round !), resteront dans sa mémoire.
Un retour dans le temps qui se fait aussi par le biais d'une corde à sauter, de gants, comme ceux du champion du monde Maurice Holtzer, ou de ses chaussures entreposés dans un coin du sous-sol. Une nostalgie légitime teintée d'une passion inaltérable, même si maintenant il « ne voit plus de vrais boxeurs », déplore-t-il en jetant un ultime regard sur ses cadres photos qui lui rappellent sa carrière.

 

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