PARCOURS DE GILBERT COHEN

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Robert COHEN fut champion du monde des poids coq entre 1954 et 1956 et un quart de siècle plus tard, un autre boxeur français, portant le même nom de COHEN s’est également illustré sur les rings. Il s‘agissait de Gilbert dont la carrière a été fulgurante et courte. Le 17 mars 1979, Gilbert COHEN qui est devenu un peu à la surprise générale champion d’Europe des super-welters en battant le Britannique BATTEN, s’en va à Zagreb, en Yougoslavie, afin d’y rencontrer le redoutable Marjan BENES. La Yougoslavie n’est pas encore entré en guerre et le pays n’a pas encore éclaté. « Un véritable assassin, » dira le Toulonnais Alain RUOCCO de BENES tant ce boxeur yougoslave possède un punch dévastateur.

Précisons que Gilbert COHEN a un double choix : ou il va défendre son titre en Hollande contre un adversaire à sa portée ou il rencontre le redoutable BENES chez lui en Yougoslavie. Et bien évidemment, la bourse que COHEN toucherait serait conséquente. COHEN aime l’argent et à son manager Jean BRETONNNEL, il n’hésite pas. Il préfère aller à Zagreb et percevoir une bourse rondelette de 250 000 francs. Enorme pour un championnat d’Europe de l’époque.

Mais Gilbert COHEN sait bien que ses chances seront réduites. Il sait bien que s’il est devenu champion d’Europe, à la surprise générale, c’est en raison du renoncement d’un autre Français Claude MARTIN qui l’avait du reste battu en championnat de France. Sans le renoncement de MARTIN, COHEN ne serait jamais devenu champion d’ Europe. Ce championnat d’Europe contre BENES sera le dernier d‘une carrière brève (23 combats, 20 victoires et trois défaites). COHEN fut battu par ko au 4e round dans une salle entièrement acquise à BENES.

Mais en trois combats, COHEN avait assuré son avenir. Il pouvait s’acheter le restaurant de la rue Marcadet à Paris dont il rêvait depuis un moment. En dépit d’une petite taille qui se révéla souvent un sérieux handicap, Gilbert COHEN réalisa une carrière plus qu’honnête. Au soir de l’échec de COHEN, la France se retrouvait nue. Elle n’avait plus de champion d’Europe ce qui ne lui était plus arrivé depuis 1964 quand Jean Claude BOUTTIER et Roger MENETREY avaient perdu leur couronne au cours d’une soirée à Rolland Garros face aux Anglais FINNEGAN et STRACEY.

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