REPORTAGE SUR GUY CAUDRON

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Il y a quelques décennies, Guy Caudron, boxeur liévinois, défendait sa ceinture de champion chez les coqs face au challenger Lapinte à Arras. Trente-sept ans plus tard, la salle Tételin ouvre ses portes pour un gala de prestige

Nous sommes le 14 octobre 1972. Tout le monde artésien est en ébullition. Le jeune coq Guy Caudron défend sa ceinture de champion de France face à Lapinte, venu tout droit de Montargis.

Une ceinture de champion que le boxeur liévinois avait ravi un an plus tôt face à ce même Lapinte lors d'un gala à Lens. C'était le 25 septembre 1971 dans la salle de l'Apollo. Guy Caudron avait réussi là le premier grand match de sa carrière.

Fair-play et plutôt bon joueur, Guy Caudron offre au Parisien l'occasion de récupérer sa ceinture lors d'un combat de boxe à la salle Tételin à Arras le 14  octobre 1972. Le dernier combat qui eut lieu dans cette salle. Ancien mineur de la fosse 4 de Lens, Guy Caudron est une véritable vedette dans la région. À l'époque, la boxe faisait la Une des journaux au même titre que le Racing Club de Lens qui montait en première division avec les Eugeniusz Faber et Ryszard Grzegorczyk. « Il existait une réelle attente autour de mes performances. Même le championnat des Flandres faisait la Une de la Voix des Sports, se souvient Guy Caudron, archives à la main. J'étais une véritable vedette et je me devais de gagner ces combats. Étant descendu à la mine dès l'âge de 14 ans, je connaissais le combat. J'étais un dur à cuire ». Pour cette revanche à Arras, dans la salle Tételin, Guy Caudron parle « d'une belle raclée » infligée au boxeur de Montargis. « Je m'en souviens mais ça remonte à loin. La salle était pleine. Je donnais une revanche à Lapinte et je n'avais pas le droit de perdre ou alors je perdais ma ceinture, se souvient le Liévinois. Je n'avais vécu qu'une seule défaite avant ce combat, c'était face à De Souza. À partir de ce moment-là, je ne regardais plus les noms que je combattais. Je n'avais plus peur de rien. »


Une victoire qui lance sa carrière
Après avoir décroché la ceinture de champion à Lens, Guy Caudron offre donc une revanche à Lapinte. « C'est alors la présidente du club arrageois de l'époque qui est venue me voir pour organiser un grand combat à Arras, explique-t-il. Pourquoi pas ? De toute façon, j'étais prêt au combat.


On connaît la suite. Après avoir infligé cette "raclée" à Lapinte, Guy Caudron va lancer sa carrière et se lancer à l'assaut des boxeurs internationaux. Le bassin minier n'avait plus eu de grands champions artésiens depuis Georges Carpentier et A. Renet.

 

Entre Los Angeles et Johannesburg, les combats s'enchaînent mais les souvenirs demeurent. « À Los Angeles, c'était énorme. Je me souviens avoir été surpris par les distributeurs automatiques ou les mini-radios, raconte le coach du club de boxe de Liévin. Dans la chambre, on avait plusieurs chaînes à la télévision et même une télécommande. » Entre les titres de champions de France ou d'Europe, Guy Caudron continue la boxe. Désormais, il enseigne sa discipline aux Liévinois.

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