ROGER MICHELOT

Rogermichelot

 

 

 

 

Roger Michelot est un boxeur français né le 8 juin 1912 à Saint-Dizier (Haute-Marne) et mort le 19 mars 1993 à Toulon. Saint–Dizier  patrie d’un autre très grand champion Marcel Thil. Roger Michelot, qui allait accomplir, en tant qu’amateur, l’une des plus belle carrière du Ring Français.

Dès 17 ans, sous les conseils éclairés de Marcel Ragot, il devait livrer de nombreux combats qui progressivement devaient le conduire au premier rang de l’élite françaiseet aboutir à sa sélection pour les jeux olympiques de Los Angeles.

Nous étions en 1932, sous la houlette de Fernand Cuny, de Léon Bernstein masseur et Marens soigneur et Roger Michelot et ses compagnons embarquèrent à bord du paquebot »Lafayette », pour les Etats-Unis. La traversée, si l’on en croit les journalistes de l’époque, fut un total enchantement, bien que, durant les deux premiers jours, une mer houleuses vint contrarier quelque peu les dispositions optimistes de la petite troupe, soucieuse pourtant de se préparer au mieux pour cette confrontation unique.

En compagnie de Lucien Laplace, Michelot multipliait les rounds a l’entrainement, tant sur le bateau qu’après l’arrivée à Los-Angeles, au Gymnase de l’Hollywood Atnketic Club, haut lieu de la mise en condition des futurs compétiteurs venus du monde entier.

Ces jeux d’Aout 1932 ne furent pas pour Roger Michelot une promenade de santé. Le niveau de ses rivaux, dans cette catégorie des poids moyens ou il devait combattre, était particulièrement élevé. Tous Lavoie, Bernlohr, Azar et le sud-africain Eddie Pierce, médaille de bronze, fournirent d’ailleurs, par la suite, d’excellentes carrières professionnelles.

En huitième de finale, Roger Michelot tombait sur le canadien Louis Lavoie, un robuste pugiliste doté d’une estimable vitalité. Roger Michelot réalisa face a lui un bien beau combat, obtenant sans conteste la décision aux points, à l’issue des trois rounds.

En quart de finale ce fut au tour du redoutable allemand Hans Bernlohr , pugiliste adroit et à la boxe classique. Ce combat entre deux adversaires scientifiques remporta un joli succès.

Puis vint la demi-finale contre le puissant argentin Amado Azar champion de haut niveau, future vedette des rings sud-américains. Face à cette force de la nature, notre champion fit front avec l’assurance que lui conférait le titre de meilleur européen qu’il venait de conquérir. Les trois rounds furent d’une intensité dramatique. Azar, batailleur et encaisseur hors pair, ne ralentissant jamais sa pression, l’emporta, écartant Roger Michelot de la finale.

A son retour en France, Roger devait poursuivre sa carrière d’exception, rencontrant tous les principaux champions européens amateurs, remportant encore quatre titres de champion de France (1933 chez les moyens, 1934 , 35, 36 chez les mi-lourds).

Vinrent les jeux olympiques de 1936, à Berlin et les deux splendides victoires françaises, celle de Roger Michelot médaillé d’or chez les mi-lourds et celle de son camarade d’équipe Jean Despeaux.

L’équipe de France, toujours sous la conduite de Fernand Cuny, assisté de Fernand Vianey et Léon Bernstein fournit, à cette occasion, une prestation non renouvelée depuis, puisque Roger Tritz parvenait de son coté, en demi-finale chez les mi-moyens.

Opposé tout d’abord au sud-africain Robby Leibrandt, Roger réussit d’emblée quelques crochets du droit au visage qui déclenchèrent chez son adversaire une hémorragie nasale importante lui, imposant pour la suite du combat une sage prudence, de sorte que Roger Michelot put mener à sa convenance le troisième et dernier round et s’entendre proclamer vainqueur.

En demi-finale il devait disposer du danois Borge Holm, autre boxeur côté de ce rendez-vous au sommet.

La finale devait opposer Michelot, a l’allemand Richard Vogt bel athlète puissant, à la chevelure blonde, mais dont la science, alors, ne pouvait prévaloir sur la technique de notre champion.

C’est au cours de la seconde reprise que Roger Michelot s’assura les points nécessaires pour vaincre non sans avoir probablement provoqué une forte émotion lorsqu’en début de round, il encaissa une terrible droite au foie qui le fit plier en deux. Heureusement l’alarme ne dura guère car Roger s’empressa de contre-attaquer avec vigueur, de manière à faire disparaitre de l’esprit des juges toute éventuelle hésitation quant au verdict.

Roger Michelot qui n’avait pas suivi l’exemple de Jean Despeaux continua encore sa route chez les « purs », jusqu’en 1942 où il se décida enfin à solliciter une licence professionnelle, sous la conduite d’André Dupré, l’ancien champion poids plume devenu depuis le manager de Jean Despeaux. Roger Michelot a boxé en pro une seule saison dans les poids Moyens 1942/43 Carrière interrompue sans doute à cause de la guerre, il a pourtant un palmarès prometteur puisqu'il a remporté 11 victoires(dont 3 avant la limite) pour 2 défaites.

Mark et Alain pour Boxing Générations

 

 

 

 

 

 

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