SHAMIL ISMAILOV

SHAMIL ISMAILOV BOXING GENERATIONS

 

 

 

 

Shamil Ismaïlov a débarqué dans la cité des Ducs voilà onze ans comme réfugié politique. Il avait déjà un nez écrasé et de la foudre dans les bras. Originaire du Daguestan, cette petite république de la fédération de Russie, il a mené le combat d'une vie pour ne plus se contenter d'une carte de séjour. Elle ne l'a pas empêché de travailler, mais de passer davantage de temps sur le ring.

Cette fois, ses adversaires ne vont donc plus pouvoir se débiner. « Je lance un défi au champion de France » s'exclame son prévôt, Francis Perrot. Pas sûr que depuis la Nouvelle-Calédonie, Nicolas Dion, s'empresse de répondre. Comme au bon vieux temps, le truculent Perrot a déjà retrouvé son élève. « Franchement, je pensais qu'il allait me claquer entre les doigts. Je me disais : je vais finir avec Pierre (Dibombé) et passer la main à Laurent (Goury). Une fois que j'ai su que la nationalité française lui était accordée, je lui ai envoyé un texto : On fait quoi ? Il aurait très bien pu me dire, j'arrête, et je l'aurais compris. Non, il veut être champion de France. »

 

Ismaïlov le reconnaît bien volontiers. À plusieurs reprises, l'idée lui a traversé l'esprit. À chaque fois, un ami est venu le tirer par la manche pour frapper dans les sacs de sable. Une Marseillaise en son honneur, c'est surtout une question de temps, à écouter son entraîneur. « Il a le foncier, il lui faut retrouver le gestuel ».

Le super-moyen aux 10 KO en 11 victoires devrait débuter par un six round face à un Espagnol du côté de Paimboeuf. « La vitesse de bras, je l'ai toujours » rassure le vigile de Castorama, prêt à boxer encore deux ou trois saisons. « Je vais avoir 29 ans le 20.

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